Salut, moi c'est Freddy Chihix (Dit Django: c'est mon niquename pour Meetic)

Voyacheur dans l'âme, touchours le sac au dos, baroudeur, c'est mon deuxième prénom (en vrai mon deuxième prénom c'est Aloyse comme mon opa), j'avais le profil idéal...
C'est tu moins ce que se sont dit les membres du comité d'organisation de la Beerfescht de Schlapsheim. Ils m'ont gonfié une mission d'envergure internationale : aller au Chapon trouver de la chair à saucisse pour pouvoir faire les 750 tonnes de knacks que degusteront les 5000 fisiteurs de la BeerFescht prévue pour avril.

Pour accomplir ma mission, j'avais garte blanche et butchet illimité à hauteur de 1300 € (boissons non gomprises).
Foici mon chournal de voyache : Feurst day : J'arrive à l'aréoport. Les Tchaps sont nombreux. J'ai un vieux guide Allemand du Chapon dans la poche que m'a donné ma mama avant que che parte; à ce propos, c'est marrant, le chapon en Allemand ça se dit Thailand.
Il est 19 h 00, che dégotte un taxi. Je me met à l'action tout de suite : che lui demande ou je peux trouver de la viande fraiche pour saucisse. che lui mime la viande et la saucisse. Il sourit, il a gompris. Il fait démarrer sa caisse en trombe et nous quittons l'aréoport dans une fumée digne des enfers.
19 h 50 :nous arrifons au centre ville. C'est tout illuminé, ça grouille de peuple. Décidemment, les chaponais ont le sens de la fête. Les filles sont habillées mini mini . Un type se penche à la porte du taxi pour parler au chauffeur : ils barrogouinent en chaponais puis le type me parle en rosbif : "You looking for fresh meat? Chicken". Comme je parle la langue de Goehte, je lui répond :"Yes, Fresh meat, for wurst. Do you tunderstaint?". Le type souris et me dis de le suivre. Je règle le taxi : 200 € (c'est cher le chapon). Il m'entraine dans une espèce de boite de nuit. Techno, cocktails et cholis petites chaponaises. Les filles se ruent sur moi. Décidément mon charme achit immédiatement. Elle sont choucardes et reclament du champagne: elles ont detecté un french lovers en moi, y a pas de doute. Finalement, je me laisse aller à la détente. L'ambiance est sympa : y a des allemands bourrés, des filles quasi nus et chai claqué 600 € en champagne.
Après c'est plus très clair : je sais que j'ai bu un peu de litres de champagnes puis je me suis endormi. En tout cas che me suis réveillé dans une ruelle sombre, en slip, sans pognon. Bon, che reconnais que quand je fais la fête, che la fais pas à moitié.
Second day: Question d'habitude, tous les routards vous le diront, le reflexe quand t'es dans la merte à l'étrancher : l'ambassade d'Alsace. A chaque fois que je suis parti en foyache, ils m'ont touchours donné un coup de main. J'y arrive en slip et je repars tout propre, tout frais. Avec une pinouze. Ma mission continue. Il me reste 200 € (que j'avais caché dans mon slip kangourou). Ch'arpente les rue chaponaises à la recherche de fiante, et j'éssaie d'être le plus pro possible : surtout ne chamais passer pour un touriste sinon, tu passes pour un gogo.

Ch'arrive sur un marché et che temande à la criée : 'Doze anypoti heve some fresch meat for Alsacian Wurst". Au bout de 10 minutes, che me fais embarquer par la flicaille du coin. Au poste, ch'arrive à me faire gombrendre. Che verse un backshich de 50 € à un atchudant qui me fait combrendre que son beau père à un élevage de poulets morts. Et qu'il peut m'avoir beaucoup de chicken pour pas cher. On s'arrange et l'atchutant prend conché et m'emmène illico presto sur son scooter à l'élevage de poulets.
Après trois heures de route en mobylette, nous arrivons en pleine chungle dans une espece de ferme sauvache. Sur place, il y a des chournalistes. Certains sont français. Voyant que che suis un afenturiers, ils fiennent me parler : ils me disent que les poulets ont été victimes de la grippe aviaire. Tout l'élevage est mort. 300 poulets. Parfait! je sens que j'ai eu du bol. Il ya même plus besoin de les tuer, les folailles. L'atchutant me présente son père et c'est avec lui qu je négocie l'elevage mort, le transport de la cargaison en bateau, ainsi que mon rappatriement en Europe pour 150 €. C'est ce qui me reste, ça tombe bien.
Chai vraiment le sens du bizness verdami! Nous embarquons la cargaison de poulets morts, et prenons le large le soir même. Fatigué che m'endort sur le pont du bateau.
Day numbère tri : Bon alors là, vous allez dire que chai pas de pol mais je me reveille ligoté au mat d'un bateau à voile. Che crois que chai été fait prisonnier de pirates phlippins pendant mon sommeil. Ils ont l'air sympa : ils ont emmené le papa de l'atchutant aussi mais ils ne l'ont pas attaché, et ils ont même l'air de bien s'entendre avec lui. Mais ils ne m'enlèvent pas mes liens (ils doivent se méfier de moi et de ma dégaine d'afenturier).
Day for : les pirates philippins ne ressemblent pas à tchonny dep dans pirates des caraibes : ils sont petits, asiatiques, pieds nus, ils ont des mitraillettes et des cagoules comme les corses. Leur campement ressemble au fillage de case du clup med. Che commence à faire gonnaissance afec les pirates. Ci dessous, c'est Pedro, (c'est lui qui m'a dit qu'ils sont philippins), et il est chargé de la cuisine (il s'occupe beaucoup de butagaz et che lui ait promis que che lui en enverrait dès que je serais de retour à Schlapsheim).
Bon, che fou cache pas que ch'espère être de retour dès que le conseil municipal aura réuni les 300 000 € de ma rançon. Et che pense que je pourrai emmener les poulets avec moi. Mais maintenant que ch'y pense, che me temande si ça va vraiment dans des knacks le poulet.....