Il y a quelques jours, la nouvelle tombait sur les téléscripteurs du monde entier comme une météorite dans un potager : La France met en ligne ses archives sur les Ovnis. Or, quelques minutes après cette annonce, le site n'était plus accessible. Le trop grand nombre de connections saturait l'accès au site, selon les organisateurs ( la moitié selon la police).
L'argument semble spécieux : un site tel que le blog de Schlapsheim avec son flux de 1 000 000 de visiteurs par secondes reste accessible dans les meilleurs conditions et sans aucun problème. Une autre hypothèse se profile donc dans l'esprit des plus vifs d'entre nous : une information ne doit pas parvenir au public, c'est pour cela que le site n'est plus accessible.
En exclusivité du côté de Schlapsheim, nous pensons avoir trouvé ce que l'on essaie de nous cacher.
En 1986, Sebastien Holzschisser, professeur d'enduro et champion de France de mécanique appliqué aux boulonages observe un objet volant non identifié. "J'ai immédiatement pris mon camescope (enfin celui de mon beau frère). Comme je n'avais plus de batterie, je suis allé en chercher chez un pote avec la voiture d'une amie. Comme mon pote habite à 20 km et qu'il m'a invité à boire un coup, je n'ai pas pu filmer l'évènement."
Pourtant, Sebastien est victime d'un phénomène étrange ce soir là :
- Sebastien Holzschisser : Ben en fait, quand je suis arrivé chez mon pote, j'ai été pris d'une étrange sensation, un peu comme si j'avais trop bu, alors que je n'avais bu qu'une bouteille de rhum. Et là, le trou noir. J'ai eu le vertige et je suis tombé du tapis. Là je ne me souviens plus de rien. Sauf qu'à mon réveil, je me suis pris une météor en pleine tronche.

- Schlapsheim magazine : vous avez reçu une météorite dans la figure?
- S Holzschisser : Non non, une Météor. Une canette, vide en plus. C'est mon pote qui me l'a lancé parce qu'il y a eu un phénomère etrange: il semblerait qu'alors que je vomissais dans les toilettes, j'ai été téléporté dans la douche où comme par hasard se trouvait mon pote... Vraiment bizarre cette histoire.
Suite à ce témoignage pour le moins bizarre, nous avons enquêté auprès du maire de la commune, Bernard Dickfratz, que nous avons rejoint dans son bureau du café pmu (avec Keno et rapido) de Schlapsheim.
- Schlapsheim magazine : Bonjour Monsieur le maire. Parlez nous de la nuit du 09 septembre 1986. Il parait qu'on a pu observer un Ovni sur votre commune?
- Bernard Dickfratz : Vous voulez parler des extraterrestres?

- S M : Vous avez des extraterrestres à Schlapsheim?
- BD : Oui, ils ont débarqué en 1986. Cette année là, j'étais numéro 1 du Top 50 avec Europe.
- S M : ...?
- BD : mais si, vous savez : "It's the final Countdown" tatatinnnn tatatatintinnnnn! Mais si! L'intro super célèbre au clavier : ben c'était moi.
- S M : Ah... Bon... Et les extraterrestres?
- BD : Ben, ils ont débarqué dans la nuit. Je me souviens, mon pote Seb venait de débarquer pour chercher des piles pour filmer l'aterrissage de la soucoupe. Ils ont atterri sur le terrain de foot. Tout le monde a râlé à cause de la pelouse. Puis ils sont sortis. Ils étaient tout petits avec des grosses têtes et des combinaisons brillantes. Ils nous ont dit : "Humains, soumettez vous, nous allons envahir votre planète" et ils ont utiliser une sorte de canon laser avec lequel ils ont pulverisé notre musée d'art contemporain.
- S M : Seigneur! Mais que s'est-il passé ensuite?
- BD: Ben, rien. Comme tout le village s'était réuni autour du terrain de foot, on en a profité pour percer quelques futs de Météor au club house. Et puis on a bu un coup avec les extraterrestres
- S M : Vous avez sympathisé?
- BD: Je sais pas. Mais en tout cas ils ont bien aimé la bière. Après on leur a montré notre PMU. Ils ont bien aimé le Flipper. Et le Baby. Et la tireuse à Météor. On s'est bien compris. On peut dire qu'on est potes maintenant.
- S M : Vous entretenez des relations amicales avec une autre planète?
- BD : Juste avec quelques extraterrestres. Ils sont 11. Ils ont monté une équipe de foot d'ailleurs et ils jouent sur le baby (parce qu'ils sont petits). Moi je m'entend bien avec Zorglub, le chef. Il m'a dit un jour : "tu vois, je devrais envahir la terre et détruire l'humanité. Mais d'abord je vais faire un tiercé et puis je vais boire un coup. De toute façon je suis à la bourre. En plus, si je rentre maintenant, je fais me faire tanner par ma bourgeoise. Elle va me demander "C'est à cette conjonction temporelle stellaire que tu rentres?" tu vois le truc : le genre à finir ta nuit dans le bassin regenerateur d'osmium enrichi (sorte de baignoire extra terrestre (n.d.a)). Et puis après elle va me faire une crise jalousie. Comme si j'avais encore l'âge d'aller me faire pôlir la tentacule. Elle me casse les sacs à gamettes "... ils sont pas tout à fait faits comme nous).
- SM : Mais, où habitent-ils?
- BD : On les a laissé s'installer dans le club house. Et sinon ils habitent dans le compteur éléctique du mille club en hiver.
- SM : Et ils restent à Schlapsheim depuis 1986?
- BD: Ah non, en 1992, ils sont parti au Tyrol avec le club du troisième âge pendant une semaine. Ils se sont éclatés. Ils ont destintégré Heino! Et puis ils en ont profité pour acheter des costumes tyroliens et des bonnets rouges. Depuis ils se sont laissé pousser la barbe.
- SM : Mais vous vous rendez compte qu'il s'agit sans doute de l'information la plus importante de toute l'histoire de l'humanité?
- BD: Bof. J'en suis pas sûr. On a eu plus étonnant : vous voyez les quatres Hardos là bas autour du flipper?

Bernard me designe quatres personnages affairés autour du baby foot. L'un deux porte un treillis millitaire et semble plutôt aggressif. Le suivant est plutôt pâle. Il tousse beaucoup surtout en direction des autres. En face de lui, son camarade est d'une maigreur impressionante. Il n'arrête pas de grignoter (il entame son quatrième paquet de chips depuis que nous sommes entré dans le PMU. Le dernier de la bande est encore plus maigre. Quasiment un squelette. Il doit être agriculteur car il porte une faux sur son épaule. Ils sont tous les quatres vêtus de jogging verts billants aux couleur du Schlapsheim FC)

- BD : Ils sont arrivé dans la nuit du 31 décembre 1999. Ils faisaient du cheval. Je peux vous dire que ça avait de la gueule. On a cru que c'était une manifestation culturelle. Ils se sont présentés sous le nom des "Four Hoursemen". On a cru qu'ils étaient anglais. Mon pote Seb a cru que c'était Metallica, rapport à leur look. Le maigrelet, qui se fait appeler Death (sans doute à cause du Death metal) nous a dit texto : " PREPAREZ VOUS A PERIR CAR NOUS ALLONS DECLENCHER L'APOCALYPSE! MAIS D'ABORD, ON VA BOIRE UN COUP, S'IL VOUS PLAIT, OU EST CE QU'ON PEUT BOIRE UN PETIT COUP. FAIT SOIF AVEC CETTE CHALEUR" Et comme on allait fêter le nouvelle an, on leur a servi à boire.
- SM : .... Les quatre chevaliers de l'apocalypse?
- BD : C'est ce qu'a dit le curé. Repentissez vous, qu'il disait, l'apocalypse, la fin du monde! Quel con celui là. En fait, les quatre gars sont rentrés dans le PMU pour boire un verre et depuis, ils habitent pour ainsi dire sur place.
- SM : Et, la fin du monde, c'est pour quand?
- BD : Pffff... Vous savez, ces gars, c'est comme les plombiers. Ils disent que c'est pour bientôt, mais on a le temps, vous pouvez me croire. Vous savez, au début, ils étaient à cheval mais comme ça circule pas bien sur nos route, ils se sont acheté des mobylettes. Des Flandria. Alors la fin du monde quand ça commencera, on les entendra venir."